|
Auteur |
Triste sort pour Airbus |
|
|
longyearbyen Stewart/hôtesse |
|
Posté le 02/03/2007 à 09:57:40 |
|
|
|
|
|
|
Hors ligne Messages : 55
Depuis : 11/02/2007
|
|
Etait ce innéluctable?
Je ne pense pas, je crois qu'il s'agôt la encore d'une manipulation politique et d'une histoire de gros sous, pour changer.
Toujours est il que c'est un gâchis monumental, un fiasco social qui va mener à la crise.
Moi je suis de Saint-Nazaire, ou Airbus employait 2500 personnes pour la constructions des nez d'avions. La fermeture des sites va plonger la ville une nouvelle fois dans la crise, comme il y a quelques années avec les chantiers navals, qui employaient, eux quelques 15000 personnes.
Et tout ça a cause de quoi? De la folie des grandeurs, qu'on peut aussi appeler A 380. Le plus grand echec de l'histoire de l'aviation depuis le Do-X de Dornier dans les années 30.
A méditer... __________________________
|
|
|
s2y3l Apprenti-pilote
|
|
Posté le 02/03/2007 à 12:51:58 |
|
|
|
|
|
|
Hors ligne Messages : 334
Depuis : 05/01/2007
|
|
ça m'enrage moi ça, déjà Airbus installe des usines en chine, et ensuite supprime des postes. __________________________ ... |
|
|
Thomas-Hawk Co-pilote
|
|
Posté le 07/03/2007 à 11:31:19 |
|
|
|
|
|
|
Hors ligne Messages : 670
Depuis : 21/12/2006
|
|
Le problème est de comprendre pourquoi Airbus licencie alors qu'il fait des bénéfs et que le carnet de commande est bien rempli...
(c'est la blague: un patron va voir son employé et lui annonce: -j'ai deux nouvelles, une bonne et une mauvaise. La mauvaise est que vous êts licencié, la bonne c'est que vos actions ont pris 30%...)
Voici quelques éléments de réflexion:
Je ne cautionne pas les décisions stratégiques du PDG d'Airbus, évidemment. Le fait est cependant que l'industrie aéronautique civile est soumise à des cycles de 15 ans, cad en résumé que les avionneurs "surfent" à un moment donné sur la demande qui s'amenuise à un moment donné, quand paradoxalement, le trafic aérien est voué à doubler d'ici à 2020. Nous arrivons précisément à la fin de ce cycle, d'où les décisions du PDG qui visent à assurer la pérennité d'AIRBUS.
Je précise qu'il s'agit ici d'une explication laconique, et en aucun cas d'une justification de cette décision...
La cause identifiée de cette crise qui pourrit Airbus depuis un an, en plus du délit d'initié qui a précédé l'annonce du retard pour l'A-380, est clairement la compétition et le manque de communication entre les différentes équipes managériales (en R&D notamment). En, d'autres termes, ce que l'on nous présentait comme un archétype de coopération européenne et de saine émulation entre les pays engagés dans le projet ne se révèle être qu'un pis-aller, tant la compétition et la dissimulation d'infos ont pourri les rapports entre les sites de production.
--Message édité par Thomas-Hawk le 09/03/2007 à 13:14:01-- __________________________ Pour me contacter par MP: Thomas-Hawk |